jeudi 4 janvier 2018

4 JANVIER 2018.

Il conviendra plus tard de dresser le bilan de l'année écoulée, mais à l'heure où la viticulture - notamment - me rendrait presque paranoiaque par les affres que je dois étreindre, Dieu m'a envoyé un petit clin d'oeil, qui ne manque pas de saveur, aujourd'hui.

Je le livre tel que à votre sagacité.


C'est pas très lisible, mais toujours est il que mes cotisations sociales s'elevent à 20.045 € pour l'année, dont 4800 € de CSG CRDS, et 380 € de formation professionnelle, si nécessaire...Bref, comme avant la révolution, la paysannerie est pressurée !!!!!!!!!!

Mais alors ce qui fait franchement bidonner, c'est que le même organisme "collecteur" sic -  c'est mieux qu'un pressoir pneumatique - m'adresse le meme jour le décompte de mes dépenses maladie pour l'année 2016.


Et l'on s'étonnera que d'ici vingt ans, après la suppression de la taxe d'habitation, on demandera la suppression de la taxe SANTE, encore plus injuste par la disproportion entre les dépenses et le retour.
Et l'on s'étonne que la France patine dans la m..................!!

mardi 5 décembre 2017

5 decembre 2017 - POST SALON PARIS VERSAILLES

Non, non, la pluie n'est pas encore tombée sur Mattes. Oui, le froid est venu. La Provence a été couverte de neige, et nous, fermés pendant 5 jours au salon des Caves Particulières nous n'avons pas vu la lumière du jour (10 h 20 H) !

Qu'en retenir ? y a t'il un effet Macron ? la fameuse confiance...j'aurais tendance à le penser, après mon coiffeur ! Lundi soir, faisant le tour des retours domaines des vins expédiés, je n'ai vu que 3 pallettes et demi, sur sans doute au moins 400 à l'origine. Tout le monde s'avouait satisfait, et je je le serais presque, au moins qq instants.

Pour l'être il faudrait que je sois comme ce vigneron de Champagne, qui vent à prix relativement élevé, disons au moins 25 € la bouteille en moyenne, et qui a vendu la modeste quantité de 20 pallettes, doit 12.000 bouteilles, soit un camon entier !!! ventes estimées : 300.000 €.

Malgré cela, nuance, et donc la TVA versée a l Etat par ce seul producteur, soit 50.000 € - et nous étions 983 producteurs - aucun reprénsentant de l'Etat ne se montra, ni Macron, ni Hidalgo, ni le moindre ministre de l'Agriculture !!! pourtant tous auraient senti l'atmosphere joyeuse et avide de beaucoup des visiteurs !!

mais nos ministres savent ils humer l'air du jour ? au moins un a t'il trouvé comme moi les chaines publiques la honte de la République. Jamais, a l'exception des journaux tv et de quelques émissions, nous n'étions tombés si bas !!! Dire qu'on critiquait le général (il n'y a qu'une chaine, au plus deux) pour sa TV !!! là, il n'y a qu'ARTE, sans doute par sa ceinture allemande, qui ne tient la route !!

Il y a loin, me direz vous, de la tv aux vins !! pas tant que ca !! En consommatrices ignorantes et avides, les jeunes pintades boivent  sans rien analyser, juste pour l'ivresse, qu'importe le flacon, un peu le feuilleton américain, quoi.

Meilleur, les gens ouverts, qui goutent et sont satisfaits de la valeur qualité prix, je nommerai là qq etrangers, des quebecois, des suedos.

Enfin, les gens qui sont exigeants, goutent, repèrent, selectionnent, et achetent , l'exemple étant M. KRAUTH, un de nos clients. très sélectif. et le vin recommandé par lui, château de Valmer , en vouvray effervescent, est un modèle du genre, inconnu et très bon.

Mais un homme attentif ne peut pas à la voir cette ivresse de consommations - il s'est vendu probablement plus de 1.000.000 bouteilles sur ce salon - et comment dire, la fracture sociale . Dans les stations du metro, sur le chemin, des clochards dorment. Et le salon montrent j'allais dire pour simplifier "l'electorat fillon" c'est à dire que les classes basses moyennes en semblent exclues, ou ne pas venir.

Ceci m'est confirmé par le fait que les vins sont relativement chers, même des appellations modestes, et banales. Mattes est sans doute le meilleur rapport prix et qualité du salon. On voit des pouilly fuissé, semblables à de l'eau citronnée, de la limonade donc, à 16 € la bouteille. Des vins bien, mais pas extraordinaires, de nos voisins à 25 € la bouteille.

Pour finir de me tuer, on m'a dit que le beaujolais nouveau était à 10 € le verre à la Defense le fameux jour !!

O liberté, que de crimes on accomplit en ton Nom !! mais je ne doute pas que pour les vins, comme pour la TV, le jour de vérité ne sonne un jour. nos baisses sur les marchés export en sont l'indice, et nul doute que les consommateurs français ne se lassent des gigondas à 30 €.

mercredi 8 novembre 2017

8 novembre 2017 - LES PREMIERS RESULTATS.

Enfin, les chiffres sont tombés. Récolte 2017, 2400 hl, contre 2576 hl en 2016, et 3044 en 2015, dernière année qu'on peut considérer comme normale, tant pluviométrie que chaleur. Et encore, cette baisse est cachée par le fait que de nouvelles plantations, dans la plaine, montent en puissance. Tout ceci n'est pas encourageant, le gel après la sècheresse ! qu'attendre de 2018 ?

La baisse est encore plus grande pour l'AOC, Que seront les prix ? sans doute les négociants vont faire un arrangement entre eux et les grosses caves coop. a la fois metteurs en marché et négociants. Nous verrons. mais au total, pour Mattes, ce sont 1000 hl perdus en deux ans. Ce seront autant de moins investis dans l'avenir, ou empruntés aux banques, puisque le domaine ne donne pas d'argent à ses exploitants.

Donc environ 150.000 €, presque le montant des investissements faits  sur cette même période. Il va falloir redoubler d'efforts pour tenir le rythme...

Mattes a la chance, si l'on peut dire, d'avoir une structure légère, et que les exploitants y laissent l'argent quand ils n'en mettent plus. Mais parfois, je vois les bilans de structures identiques en surface, faisant souvent plus de CA, mais perdant des sommes énormes ! comment tiendront ils ? il faut un minimum de vignerons sur une surface donnée, une région, pour qu'elle apparaisse comme viticole. Maintenant, quand je vais à Narbonne, combien de jacheres je vois !! là où il y avait jadis des vignes..des trous partout. Sauf en Provence, qui se remplit, se densifie, et multiplie les domaines.


samedi 30 septembre 2017

FIN DES VENDANGES 2017

Elles ont été terminées hier, par le cabernet sauvignon, comme il se doit. Que peut on dire à ce jour ?
Le millésime 2017 aura été marqué par deux choses : un gel sévère qui a affecté, même à Mattes, les cépages précoces. Environ 8 ha de syrah ont été touchés, dont 4 totalement. Le deuxième point est une sécheresse sans exemple de fin avril à ce jour !!! par chance, les réserves profondes aquifères étaient là.

A cause du  gel, la baisse de volume est d'environ 300 hl sur les seules syrahs. . L'impact de la sécheresse est plus délicat à observer, car 2016 fut déjà une année sèche. mais on peut regarder ce que donnait il y a quelques années un ensemble de parcelles assez anciennes. par exemple le grenache. ou des parcelles individuelles, comme le chardonnay, le viognier, etc.

On peut estimer a 15 % la perte dûe à la seule secheresse. Curieusement des parcelles n'ont rien donné, type muscat, d'autres légèrement plus, le chardonnay, d'autres beaucoup moins : viognier, avec une production divisée par trois.

Il a manque les pluies habituelles de l'été, comme en Provence. Alors que le Bordelais, le Val de Loire, la Bourgogne, voyaient passer des pluies frequentes.

Les températures ont été aussi en dents de scie, avec des épisodes très chauds (37°C le 22 juin), et d'autres très frais, notamment au moment des vendanges.

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives de cette récolte, notamment sur l'adaptation de chaque cépage à notre domaine, mais elles seront nécessaires.

Point intéressant : à mon avis, les parfums de la cave, en fermentation, ont été les meilleurs et les plus intenses de ces dernières années.

dimanche 10 septembre 2017

METEO, AVENIR, VENDANGES

Aussi loin que je me souvienne, c'est à partir de 2001 que la météo a vraiment changé à Mattes notamment, et ailleurs. Oui, le vigneron suit bien sûr, surtout quand il est loin, le temps qu'il fait, qu'il a fait, qu'il va faire, et sur une longue période.

De 1985 à 2000, je ne me souviens pas d'année très particulière, au moins pour le printemps et l'été. POur ce qui est des vendanges, les automnes étaient en général beaux, avec le fameux orage du 15 aout. Je me souviens par exemple de septembre 1996, qui fut magnifique !! peut être parce que le Pape visitait la France :) . Au contraire, les vendanges 1997 furent marquées par un crachin mouillant, dès début septembre. et plus tard, des inondations. Inondations mais post vendanges en 1999, très importantes.

2000 marqua le début des étés chauds et secs, notamment 2001, 2003, et surtout, ce qui est plus frappant, de brusques sauts de température ou des refroidissements, ou en toute saison. 2015 par exemple fut un été pluvieux, et les vacanciers ont dû souffrir. 2016 et 2017 connurent des étés très secs, une seule pluie a Mattes le 14 août, triste résidu des orages d'antan. Et surtout la température peut varier très vite. Je me souviens des 38° atteints trois jours de suite vers le 22 juin. Et que dire d'aujourd'hui, des 16°C à 11 h, alors qu'il y a moins de dix jours, il faisait 30°C.

La vigne est une plante de secheresse, elle est née en Turquie. Mais elle aime un temps régulier, sans grosses variations. Cette année, pour la première fois, Mattes malgré sa position près de la mer, privilégiée, a connu un gel important sur une surface étendue. Je me souvenais d'un seul gel, limité. Bref, ma question est : alors que la vigne avait trouvé une localisation optimale dans le Languedoc depuis les romains, est ce que ce principe est à remettre en cause ?

Il est difficile de délocaliser un vignoble, c'est même impossible. Mais mes observations m'inquiètent. Dans le Var, par exemple, le temps a lui aussi changé au fil des années. Le vent était jadis absent, les températures maximales de toute la france entre le 14 juillet et le 15 aout, là aussi des orages d'été marquaient la saison, qui se terminait le 29 aout par quelques jours de fort mistral, et l'automne s'installait plus frais.

Depuis quelques années, ce scénario n'est plus le même. Paris a plusieurs reprises fut bien chaud que le Var, et même le Cotentin que Nice. Mais aucune pluie, et un vent quasi permanent, changeant deux fois par jour. La température a été régulière en été, sans excès marqué, sauf fin aout. et depuis elle a chuté brusquement.

Dans ce département, beaucoup de vignes sont irriguées. Mais je me demande si c'est un investissement judicieux, car cet été, ce sont les vignes irriguées, aux racines moins profondes, qui ont semblé souffrir le plus par leur feuillage. Mais pour l'instant, aucun chiffre ne vient pour conforter ces impressions.

Bordeaux semble, de loin, avoir connu tout ensemble ces épisodes de froid, de chaud, de chaleur, de pluie.

Mais ou sont les neiges d'Antan ?

dimanche 3 septembre 2017

VENDANGES CODE DU TRAVAIL

Dimanche calme, le mistral est tombé, le ciel est lumineux. Les vendanges ont été semi décevantes pour les blancs, nulles pour le muscat, divisées par trois pour le viognier !! mais il est encore trop tôt pour se faire une idée générale.

C'est le Code du Travail, qui aura épuisé ma patience cette semaine. Excès des uns, cris des autres !! C'est vrai qu'il faut simplifier autant qu'il est possible ce monument, ce millefeuille indisgeste. Cela certes ne doit pas conduire à un écrasement des faibles par les forts, mais au soir d'une vie de travail, ou j'ai été à la fois salarié et patron, qu'en dire ? uniquement sur le plan pratique.

Patron, je n'ai eu qu'une fois à licencier un individu, d'ailleurs capable professionnellement, mais caractériel au possible. L'animosité entre le chef d'équipe et lui avait rendu le climat impossible, j'allais dire pour des bêtises, c'est à dire un sécateur !! qui de l'ouvrier ou du patron devait fournir le sécateur que parfois on utilise. Le régisseur soutenait que chacun doit avoir son sécateur, lui le refusait.

Je tentais longuement de calmer les choses, allant même jusqu'a avancer l'argent d'une voiture qui allait être saisie. Mais les choses empirèrent, le salarié se mit en arrêt maladie, a son retour, la médecine du travail, pourtant obligatoire, ne voulut pas se prononcer sur le type de travail qu'il pouvait ou non assurer, et au bout de quelque temps, je dus prononcer le licenciement. Malheureusement, il saisit les prudhommes, et avec un bon avocat, me fit condamner à l'époque à des dommages devant la cour de Montpellier, dont j'appris plus qu'elle etait systématiquement favorable aux salariés. 90.000 FF à payer. Mais quelques mois plus tard, cette personne eut un accident mortel.
 Mais je dois reconnaitre que ce litige empoisonna ma vie pendant deux ans, malgré ma bonne volonté initiale et pour une chose absurde. et je mesurais le poids des avocats de tout poil.

Comme salarié, au bout de 30 ans, alors que mes ventes atteignaient 5.000.000 € et les profits nets plus d'un 1.000.000, et faisaient marcher la boutique  Europe, je fus licencié en 2008 pour des raisons obscures, qui tenaient sans doute à la jalousie de certains incapables, mais bien placés, et à ma volonté d'indépendance que j'entendais préserver. Nul licenciement après des années d'harcelement ne m'a pas paru aussi absurde et inutile, car j'aurais été prêt à négocier tranquillement. Il n'en fut rien. Je savais qu'au contraire de Montpellier, aller devant les prudhommes de Paris n'aurait servi à rien, car l'avocat - a noter qu'ils travaillent à 95 % pour les entreprises et très peu pour les salariés - m'avait dissuadé de demander plus de 50.000 €, ce qui me paraissait négligeable compte tenu du dommage à cet age.

Mais je connaissais mes atouts. La partie japonaise, venue spécialement deux fois du Japon, n'offrit rien. ne formulait pas, n'avancait pas. Leur avocat, un célébre cabinet d'audit, un des big five, ne formulait rien de plus. Rien n'avancait.  Arriva la veille de mon dernier jour.. Mon avocat devenait pessimiste. Tout le monde était absent d'Europe. Personne n'était joignable. J'avais 3 bombes atomiques. J'en lâchais une, par mail à 10 H, que compte tenu du décalage horaire , le Japon ne pouvait pas "traiter" le même jour. Mais à 17 H, mon avocat m'appela : j'obtenais une capitulation sans condition, allant au delà de mes espérances initiales, et bien au delà de ce qu'entrevoyait mon avocat, qui ne fit pas grand chose, sinon de s'entremettre, et toucha pourtant 14.700 € d'honoraires.

Ces deux histoires me font dire que la matière est électrique, parce que les gens ou interlocuteurs sont de mauvaise foi et que les procédures sont hasardeuses, très hasardeuses. Le droit ne pouvait pas grand chose pour moi. Mais un an fut perdu en discussions inutiles. Je ne connais pas le détail des sommes payées par l'autre partie en charges, voyages, pertes de clientèle, avocats, mais ca depasse sans doute 1.200.000 €. Bref il eut été plus convenable, et rationnel de me laisser filer jusqu'a la retraite !! mais tout est affaire d'humeur dans ces histoires, et d'amour propre.

Je me dois de raconter une anedocte qui me fit longtemps rire. Le jour ou HITACHI me fit part de ses volontés lointaines, je rencontrais pres de moi LASPALLES. Presque un an plus tard, allant chercher le cheque, et quittant la maison, il repassa, tel un démon souriant de l'histoire.

 

lundi 7 août 2017

LECONS DE L ETE - 6 aout.

Voici quelque temps que je ne suis revenu ici. Une sorte d'autre vie ? mais être de nouveau dans la vieille maison, "qui seule sait me parler des morts" m'a fait replonger dans cet univers. Visité lundi un splendide domaine, AUSSIERES, du groupe Eric de ROTHSCHILD, a quelques encablures de Narbonne. Je l'avais visité peu apres son rachat, il y a une quinzaine d'années. Ce n'était qu'un village en ruines, avec une immensite de vignes replantées. Maintenant, c'est un village entier restauré, une cave qui m'apparaît parfaite, moderne, impressionnante de par sa taille et sa propreté. Les vignes - 182 ha quand même - sont bien tenues, même si qualitativement le sol ne me paraît pas être le meilleur, trop argileux a mon goût. 37 personnes ici oeuvrent à temps complet. Plus tard, je regarderai les comptes, ils sont assez bons, malgré sans doute des amortissements considérables. L'expansion est là, + 15% par an. Bravo, Messieurs.

Malgré tout, et sans atteindre  ce niveau technique, Mattes a suivi son chemin  et à l'échelle, les chiffres ne sont pas loins. Certes, nous n'avons pas le statut de négociant, avec 7000 hl vendus en plus de la production, mais les autres données sont "convenables". Il faudra que je calcule l'équivalent personnes de Mattes, assez accessible par le volume salaires divisé par cout moyen.

Mardi matin, a commencé le "grand nettoyage" du bureau, qui, inoccupé,  sert tantôt de poubelles à beaucoup, et de réservoir d'archives. La poubelle prend du temps par le tri et la course à la déchetterie, impressionnante pour un petit pays. Les archives nécessitent plus de soin, en raison des vieux documents. Je ne les avais jamais parcourues, sauf quelques papiers. On pourrait sans doute reconstituer la comptatilibé année apres année depuis 1914. Les documents anciens sont plus courts, moins complexes, et pourtant aussi clairs. Les années 1938-1946, donc de guerre, que je vais analyser tiennent en un seul cahier.

Je retrouve aussi les chiffres des années 1984-1985, qu'a l'époque, comme pièce rapportée, on ne m'avait pas communiqués. Oui, triste situation........et le retablissement prit quasiment 25 ans.

Cela me fait revenir au soldat Macron, de l'éditorial précédent; Bientôt 3 mois, les 100 jours. Personnellement, je ne me sens ni hostile ni en etat de grace, j'observe, et j'attends.......Peu de décisions rééllement efficaces ont été prises, ou sont gages d'avenir. Le discours du Premier Ministre, le 2 juillet je crois, était plein de bonnes intentions, mais sur le plan pratique, qu'en sort il ? Pas la baisse de 5 € des APL. Ah si, j'ai aussi entendu parler de la suppresion du RSI, je demanderais volontiers celle de la MSA.

La moralisation de la vie publique ??? on s'apercoit que les moeurs Fillon étaient largement répandues, que le Modem, héritier des MRP virginaux et habiles a jouer les religieuses effarouchées, ont aussi pioché dans la caisse, sans trop de scrupules, comme des enfants de choeur buvant le vin de messe...sans compter tous les enfants de ministres....

Il ne me viendrait pas à l'idée de salarier ma fille au domaine, ni de ne pas payer mon vin, malgré pourtant l'argent que j'ai mis ici, sans reçu !  aussi, ces moeurs me paraissent être bien loin d'une loi.

Plus optimiste me rendent les visites au caveau. La clientèle a évolué en dix ans, il y faudrait un sociologue !! plus tellement de gens locaux, sans doute touchés par la crise, et la concurrence des grandes surfaces qui se multiplient. Sigean, il y a 35 ans, n'avait aucun grand commerce. Mais avait un sinon deux bouchers artisanaux. Maintenant, il y a INTERMARCHE, CARREFOUR MARKET, LIDL, et bientôt un LECLERC DRIVE. 

Pour le caveau, oui, dans ce coin perdu des Corbières, j'ai vu passer cette semaine, un jeune américain de SF, tres connaisseur, une chinoise de HK, beaucoup de Hollandais cette semaine, deux jeunes toulousains, qui ont aimé le chardonnay, etc, et hier soir, sans que je l'ai eu l'occasion de savoir plus de détails, une Suisse de Lausanne, qui cherchait du Chevreuse, qu'on lui avait recommandé....Miracle du 6 août, alors qu'il avait plu 17 mm dans la nuit, elle me demande si j'ai du chevreuse 2001. Oui, Madame ! Et elle en prend 6 à 25 €. Plus étonnamment encore, j'ai vu arriver impromptus deux chinois parlant mal anglais, et qui se croyaient sur la réserve africaine de Sigean !!
Non, non je n'étais pas le tigre en service.

Oui, très riche enseignement que de suivre le caveau pendant cet été. Je me souviens aussi d'un autre couple, paraissant étudiants, dans une petite Fiat 600, semblant chercher....Renseignements pris, ils arpentent la région pour trouver de bons vins, ont pris pour 330 € en apppréciant particulièrement le cabernet sauvignon, et allaient déjeuner à Fontjoncouse, le 3 étoiles local, pour la seconde fois...........

Oui, a tous ces visages qui parlent, on sent le monde changer, mais convient il de le suivre ? les prix des vins restent modestes ici, à st tropez ou meme ailleurs, ils seraient vendus deux à trois fois plus cher. Quelle folie serait la mienne ? Je vois de lire dans un journal professionnel sérieux qu'un de mes voisins, bien connu pour savoir compter - au moins la génération précédente - vient de dépenser 300.000 € dans l'aménagement de son caveau, un véritable appartement. Est ce vraiment la tendance ? pourtant, autant la suédoise que la chinoise ont admire, et photographié, mon caveau modeste et ancien, dont l'aménagement n'a pas coûté 6.000 € je pense. S'il était plus grand, certes, on pourrait y mettre des oeuvres d'art qui dorment rangées...........

A bientot, sans doute pour un tour des vignes.