mercredi 8 novembre 2017

8 novembre 2017 - LES PREMIERS RESULTATS.

Enfin, les chiffres sont tombés. Récolte 2017, 2400 hl, contre 2576 hl en 2016, et 3044 en 2015, dernière année qu'on peut considérer comme normale, tant pluviométrie que chaleur. Et encore, cette baisse est cachée par le fait que de nouvelles plantations, dans la plaine, montent en puissance. Tout ceci n'est pas encourageant, le gel après la sècheresse ! qu'attendre de 2018 ?

La baisse est encore plus grande pour l'AOC, Que seront les prix ? sans doute les négociants vont faire un arrangement entre eux et les grosses caves coop. a la fois metteurs en marché et négociants. Nous verrons. mais au total, pour Mattes, ce sont 1000 hl perdus en deux ans. Ce seront autant de moins investis dans l'avenir, ou empruntés aux banques, puisque le domaine ne donne pas d'argent à ses exploitants.

Donc environ 150.000 €, presque le montant des investissements faits  sur cette même période. Il va falloir redoubler d'efforts pour tenir le rythme...

Mattes a la chance, si l'on peut dire, d'avoir une structure légère, et que les exploitants y laissent l'argent quand ils n'en mettent plus. Mais parfois, je vois les bilans de structures identiques en surface, faisant souvent plus de CA, mais perdant des sommes énormes ! comment tiendront ils ? il faut un minimum de vignerons sur une surface donnée, une région, pour qu'elle apparaisse comme viticole. Maintenant, quand je vais à Narbonne, combien de jacheres je vois !! là où il y avait jadis des vignes..des trous partout. Sauf en Provence, qui se remplit, se densifie, et multiplie les domaines.


samedi 30 septembre 2017

FIN DES VENDANGES 2017

Elles ont été terminées hier, par le cabernet sauvignon, comme il se doit. Que peut on dire à ce jour ?
Le millésime 2017 aura été marqué par deux choses : un gel sévère qui a affecté, même à Mattes, les cépages précoces. Environ 8 ha de syrah ont été touchés, dont 4 totalement. Le deuxième point est une sécheresse sans exemple de fin avril à ce jour !!! par chance, les réserves profondes aquifères étaient là.

A cause du  gel, la baisse de volume est d'environ 300 hl sur les seules syrahs. . L'impact de la sécheresse est plus délicat à observer, car 2016 fut déjà une année sèche. mais on peut regarder ce que donnait il y a quelques années un ensemble de parcelles assez anciennes. par exemple le grenache. ou des parcelles individuelles, comme le chardonnay, le viognier, etc.

On peut estimer a 15 % la perte dûe à la seule secheresse. Curieusement des parcelles n'ont rien donné, type muscat, d'autres légèrement plus, le chardonnay, d'autres beaucoup moins : viognier, avec une production divisée par trois.

Il a manque les pluies habituelles de l'été, comme en Provence. Alors que le Bordelais, le Val de Loire, la Bourgogne, voyaient passer des pluies frequentes.

Les températures ont été aussi en dents de scie, avec des épisodes très chauds (37°C le 22 juin), et d'autres très frais, notamment au moment des vendanges.

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives de cette récolte, notamment sur l'adaptation de chaque cépage à notre domaine, mais elles seront nécessaires.

Point intéressant : à mon avis, les parfums de la cave, en fermentation, ont été les meilleurs et les plus intenses de ces dernières années.

dimanche 10 septembre 2017

METEO, AVENIR, VENDANGES

Aussi loin que je me souvienne, c'est à partir de 2001 que la météo a vraiment changé à Mattes notamment, et ailleurs. Oui, le vigneron suit bien sûr, surtout quand il est loin, le temps qu'il fait, qu'il a fait, qu'il va faire, et sur une longue période.

De 1985 à 2000, je ne me souviens pas d'année très particulière, au moins pour le printemps et l'été. POur ce qui est des vendanges, les automnes étaient en général beaux, avec le fameux orage du 15 aout. Je me souviens par exemple de septembre 1996, qui fut magnifique !! peut être parce que le Pape visitait la France :) . Au contraire, les vendanges 1997 furent marquées par un crachin mouillant, dès début septembre. et plus tard, des inondations. Inondations mais post vendanges en 1999, très importantes.

2000 marqua le début des étés chauds et secs, notamment 2001, 2003, et surtout, ce qui est plus frappant, de brusques sauts de température ou des refroidissements, ou en toute saison. 2015 par exemple fut un été pluvieux, et les vacanciers ont dû souffrir. 2016 et 2017 connurent des étés très secs, une seule pluie a Mattes le 14 août, triste résidu des orages d'antan. Et surtout la température peut varier très vite. Je me souviens des 38° atteints trois jours de suite vers le 22 juin. Et que dire d'aujourd'hui, des 16°C à 11 h, alors qu'il y a moins de dix jours, il faisait 30°C.

La vigne est une plante de secheresse, elle est née en Turquie. Mais elle aime un temps régulier, sans grosses variations. Cette année, pour la première fois, Mattes malgré sa position près de la mer, privilégiée, a connu un gel important sur une surface étendue. Je me souvenais d'un seul gel, limité. Bref, ma question est : alors que la vigne avait trouvé une localisation optimale dans le Languedoc depuis les romains, est ce que ce principe est à remettre en cause ?

Il est difficile de délocaliser un vignoble, c'est même impossible. Mais mes observations m'inquiètent. Dans le Var, par exemple, le temps a lui aussi changé au fil des années. Le vent était jadis absent, les températures maximales de toute la france entre le 14 juillet et le 15 aout, là aussi des orages d'été marquaient la saison, qui se terminait le 29 aout par quelques jours de fort mistral, et l'automne s'installait plus frais.

Depuis quelques années, ce scénario n'est plus le même. Paris a plusieurs reprises fut bien chaud que le Var, et même le Cotentin que Nice. Mais aucune pluie, et un vent quasi permanent, changeant deux fois par jour. La température a été régulière en été, sans excès marqué, sauf fin aout. et depuis elle a chuté brusquement.

Dans ce département, beaucoup de vignes sont irriguées. Mais je me demande si c'est un investissement judicieux, car cet été, ce sont les vignes irriguées, aux racines moins profondes, qui ont semblé souffrir le plus par leur feuillage. Mais pour l'instant, aucun chiffre ne vient pour conforter ces impressions.

Bordeaux semble, de loin, avoir connu tout ensemble ces épisodes de froid, de chaud, de chaleur, de pluie.

Mais ou sont les neiges d'Antan ?

dimanche 3 septembre 2017

VENDANGES CODE DU TRAVAIL

Dimanche calme, le mistral est tombé, le ciel est lumineux. Les vendanges ont été semi décevantes pour les blancs, nulles pour le muscat, divisées par trois pour le viognier !! mais il est encore trop tôt pour se faire une idée générale.

C'est le Code du Travail, qui aura épuisé ma patience cette semaine. Excès des uns, cris des autres !! C'est vrai qu'il faut simplifier autant qu'il est possible ce monument, ce millefeuille indisgeste. Cela certes ne doit pas conduire à un écrasement des faibles par les forts, mais au soir d'une vie de travail, ou j'ai été à la fois salarié et patron, qu'en dire ? uniquement sur le plan pratique.

Patron, je n'ai eu qu'une fois à licencier un individu, d'ailleurs capable professionnellement, mais caractériel au possible. L'animosité entre le chef d'équipe et lui avait rendu le climat impossible, j'allais dire pour des bêtises, c'est à dire un sécateur !! qui de l'ouvrier ou du patron devait fournir le sécateur que parfois on utilise. Le régisseur soutenait que chacun doit avoir son sécateur, lui le refusait.

Je tentais longuement de calmer les choses, allant même jusqu'a avancer l'argent d'une voiture qui allait être saisie. Mais les choses empirèrent, le salarié se mit en arrêt maladie, a son retour, la médecine du travail, pourtant obligatoire, ne voulut pas se prononcer sur le type de travail qu'il pouvait ou non assurer, et au bout de quelque temps, je dus prononcer le licenciement. Malheureusement, il saisit les prudhommes, et avec un bon avocat, me fit condamner à l'époque à des dommages devant la cour de Montpellier, dont j'appris plus qu'elle etait systématiquement favorable aux salariés. 90.000 FF à payer. Mais quelques mois plus tard, cette personne eut un accident mortel.
 Mais je dois reconnaitre que ce litige empoisonna ma vie pendant deux ans, malgré ma bonne volonté initiale et pour une chose absurde. et je mesurais le poids des avocats de tout poil.

Comme salarié, au bout de 30 ans, alors que mes ventes atteignaient 5.000.000 € et les profits nets plus d'un 1.000.000, et faisaient marcher la boutique  Europe, je fus licencié en 2008 pour des raisons obscures, qui tenaient sans doute à la jalousie de certains incapables, mais bien placés, et à ma volonté d'indépendance que j'entendais préserver. Nul licenciement après des années d'harcelement ne m'a pas paru aussi absurde et inutile, car j'aurais été prêt à négocier tranquillement. Il n'en fut rien. Je savais qu'au contraire de Montpellier, aller devant les prudhommes de Paris n'aurait servi à rien, car l'avocat - a noter qu'ils travaillent à 95 % pour les entreprises et très peu pour les salariés - m'avait dissuadé de demander plus de 50.000 €, ce qui me paraissait négligeable compte tenu du dommage à cet age.

Mais je connaissais mes atouts. La partie japonaise, venue spécialement deux fois du Japon, n'offrit rien. ne formulait pas, n'avancait pas. Leur avocat, un célébre cabinet d'audit, un des big five, ne formulait rien de plus. Rien n'avancait.  Arriva la veille de mon dernier jour.. Mon avocat devenait pessimiste. Tout le monde était absent d'Europe. Personne n'était joignable. J'avais 3 bombes atomiques. J'en lâchais une, par mail à 10 H, que compte tenu du décalage horaire , le Japon ne pouvait pas "traiter" le même jour. Mais à 17 H, mon avocat m'appela : j'obtenais une capitulation sans condition, allant au delà de mes espérances initiales, et bien au delà de ce qu'entrevoyait mon avocat, qui ne fit pas grand chose, sinon de s'entremettre, et toucha pourtant 14.700 € d'honoraires.

Ces deux histoires me font dire que la matière est électrique, parce que les gens ou interlocuteurs sont de mauvaise foi et que les procédures sont hasardeuses, très hasardeuses. Le droit ne pouvait pas grand chose pour moi. Mais un an fut perdu en discussions inutiles. Je ne connais pas le détail des sommes payées par l'autre partie en charges, voyages, pertes de clientèle, avocats, mais ca depasse sans doute 1.200.000 €. Bref il eut été plus convenable, et rationnel de me laisser filer jusqu'a la retraite !! mais tout est affaire d'humeur dans ces histoires, et d'amour propre.

Je me dois de raconter une anedocte qui me fit longtemps rire. Le jour ou HITACHI me fit part de ses volontés lointaines, je rencontrais pres de moi LASPALLES. Presque un an plus tard, allant chercher le cheque, et quittant la maison, il repassa, tel un démon souriant de l'histoire.

 

lundi 7 août 2017

LECONS DE L ETE - 6 aout.

Voici quelque temps que je ne suis revenu ici. Une sorte d'autre vie ? mais être de nouveau dans la vieille maison, "qui seule sait me parler des morts" m'a fait replonger dans cet univers. Visité lundi un splendide domaine, AUSSIERES, du groupe Eric de ROTHSCHILD, a quelques encablures de Narbonne. Je l'avais visité peu apres son rachat, il y a une quinzaine d'années. Ce n'était qu'un village en ruines, avec une immensite de vignes replantées. Maintenant, c'est un village entier restauré, une cave qui m'apparaît parfaite, moderne, impressionnante de par sa taille et sa propreté. Les vignes - 182 ha quand même - sont bien tenues, même si qualitativement le sol ne me paraît pas être le meilleur, trop argileux a mon goût. 37 personnes ici oeuvrent à temps complet. Plus tard, je regarderai les comptes, ils sont assez bons, malgré sans doute des amortissements considérables. L'expansion est là, + 15% par an. Bravo, Messieurs.

Malgré tout, et sans atteindre  ce niveau technique, Mattes a suivi son chemin  et à l'échelle, les chiffres ne sont pas loins. Certes, nous n'avons pas le statut de négociant, avec 7000 hl vendus en plus de la production, mais les autres données sont "convenables". Il faudra que je calcule l'équivalent personnes de Mattes, assez accessible par le volume salaires divisé par cout moyen.

Mardi matin, a commencé le "grand nettoyage" du bureau, qui, inoccupé,  sert tantôt de poubelles à beaucoup, et de réservoir d'archives. La poubelle prend du temps par le tri et la course à la déchetterie, impressionnante pour un petit pays. Les archives nécessitent plus de soin, en raison des vieux documents. Je ne les avais jamais parcourues, sauf quelques papiers. On pourrait sans doute reconstituer la comptatilibé année apres année depuis 1914. Les documents anciens sont plus courts, moins complexes, et pourtant aussi clairs. Les années 1938-1946, donc de guerre, que je vais analyser tiennent en un seul cahier.

Je retrouve aussi les chiffres des années 1984-1985, qu'a l'époque, comme pièce rapportée, on ne m'avait pas communiqués. Oui, triste situation........et le retablissement prit quasiment 25 ans.

Cela me fait revenir au soldat Macron, de l'éditorial précédent; Bientôt 3 mois, les 100 jours. Personnellement, je ne me sens ni hostile ni en etat de grace, j'observe, et j'attends.......Peu de décisions rééllement efficaces ont été prises, ou sont gages d'avenir. Le discours du Premier Ministre, le 2 juillet je crois, était plein de bonnes intentions, mais sur le plan pratique, qu'en sort il ? Pas la baisse de 5 € des APL. Ah si, j'ai aussi entendu parler de la suppresion du RSI, je demanderais volontiers celle de la MSA.

La moralisation de la vie publique ??? on s'apercoit que les moeurs Fillon étaient largement répandues, que le Modem, héritier des MRP virginaux et habiles a jouer les religieuses effarouchées, ont aussi pioché dans la caisse, sans trop de scrupules, comme des enfants de choeur buvant le vin de messe...sans compter tous les enfants de ministres....

Il ne me viendrait pas à l'idée de salarier ma fille au domaine, ni de ne pas payer mon vin, malgré pourtant l'argent que j'ai mis ici, sans reçu !  aussi, ces moeurs me paraissent être bien loin d'une loi.

Plus optimiste me rendent les visites au caveau. La clientèle a évolué en dix ans, il y faudrait un sociologue !! plus tellement de gens locaux, sans doute touchés par la crise, et la concurrence des grandes surfaces qui se multiplient. Sigean, il y a 35 ans, n'avait aucun grand commerce. Mais avait un sinon deux bouchers artisanaux. Maintenant, il y a INTERMARCHE, CARREFOUR MARKET, LIDL, et bientôt un LECLERC DRIVE. 

Pour le caveau, oui, dans ce coin perdu des Corbières, j'ai vu passer cette semaine, un jeune américain de SF, tres connaisseur, une chinoise de HK, beaucoup de Hollandais cette semaine, deux jeunes toulousains, qui ont aimé le chardonnay, etc, et hier soir, sans que je l'ai eu l'occasion de savoir plus de détails, une Suisse de Lausanne, qui cherchait du Chevreuse, qu'on lui avait recommandé....Miracle du 6 août, alors qu'il avait plu 17 mm dans la nuit, elle me demande si j'ai du chevreuse 2001. Oui, Madame ! Et elle en prend 6 à 25 €. Plus étonnamment encore, j'ai vu arriver impromptus deux chinois parlant mal anglais, et qui se croyaient sur la réserve africaine de Sigean !!
Non, non je n'étais pas le tigre en service.

Oui, très riche enseignement que de suivre le caveau pendant cet été. Je me souviens aussi d'un autre couple, paraissant étudiants, dans une petite Fiat 600, semblant chercher....Renseignements pris, ils arpentent la région pour trouver de bons vins, ont pris pour 330 € en apppréciant particulièrement le cabernet sauvignon, et allaient déjeuner à Fontjoncouse, le 3 étoiles local, pour la seconde fois...........

Oui, a tous ces visages qui parlent, on sent le monde changer, mais convient il de le suivre ? les prix des vins restent modestes ici, à st tropez ou meme ailleurs, ils seraient vendus deux à trois fois plus cher. Quelle folie serait la mienne ? Je vois de lire dans un journal professionnel sérieux qu'un de mes voisins, bien connu pour savoir compter - au moins la génération précédente - vient de dépenser 300.000 € dans l'aménagement de son caveau, un véritable appartement. Est ce vraiment la tendance ? pourtant, autant la suédoise que la chinoise ont admire, et photographié, mon caveau modeste et ancien, dont l'aménagement n'a pas coûté 6.000 € je pense. S'il était plus grand, certes, on pourrait y mettre des oeuvres d'art qui dorment rangées...........

A bientot, sans doute pour un tour des vignes.

 

 



dimanche 14 mai 2017

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT MACRON !!

Ce n'est pas qu'une boutade. Il est sans doute la dernière chance d'un système usé jusqu'a à la corde, politiciens héréditaires, piochant dans la caisse, ou les caisses, France endettée, illetrée de plus en plus - hier j'ai reçu un mail de 5 lignes, avec 17 fautes, qu'il fallait lire en phonétique - au chômage, et surtout déboussolée.

Cela m'a fait réaliser que le point n'était pas la controverse entre progressistes et conservateurs, entre Gauche et Droite, car il y a des points mêlés en chacun de nous, si on examine bien. Par exemple, le mariage version moderne, avec 70 % de divorces, constitue t'il vraiment un progres ? est ce que finir sa vie a l'hopital, loin de sa famille, de sa maison, constitue t'il un progres ?

Melenchon, défendant le code du travail version ante Khomeiri, est il un progressiste ou un conservateur ? sans doute le code du travail ancien est il très protecteur, et c'est bien, pour les salariés, dans la plupart des articles. Mais est il applicable ? est ce que le licenciement est de convenance personnelle ? est ce que cela facilite les embauches ? inversement le stage généralisé - je vois une boite de 34 salariés, ou il y n'y a que 4 CDI - n'est il pas un abus ?

De même, peut on penser raisonnablement que le libéralisme, même version française, constitue t'il une solution à tout ? Imagine t'on la concurrence généralisée (nos appellations contre les vins espagnols) être la solution optimale ? le champagne contre le prosecco ?

Bref, la ligne est tenue, et s'affirmer ou de Gauche (notre ex gouvernement a t'il accueilli autant de réfugiés que l'Allemagne conservatrice ?) ou de Droite, est un exercice risqué . il y a des impératifs auxquels nul n'échappe.

Il en est de même du Progres, et des choses qu'il faut préserver, voire conserver. La cuisine actuelle, la nourriture, les aliments sont ils en progres ? ou la merde s'est elle généralisée, et même dans des restaurants renommés ? la vérité est sans doute plus complexe. Et l'Ecole ? et l'Etat ?

Il en est de même en viticulture, est ce qu'un vigneron traditionnel serait il meilleur ? j'ai été étonné il y a quelques années de voir dans des vieux livres que les "recettes" des bons vins sont connues depuis longtemps : choix des parcelles, les côteaux, l'exposition, la maturité, etc , l'élevage, tout était dit. Est ce que c'est suivi ? tous les vins sont ils de valeur. Je persiste à dire et penser que les Bourgognes de mon enfance, années 60, étaient bien meilleurs et moins chers.

Un Président a moins de temps qu'un vigneron. 5 ans, c'est très court. De 1985, ou Mattes était en quasi faillite, à 1990, qu'ai je pu faire ? sans doute tracer un chemin, mais l'essentiel restait à faire, j'avais juste entamé une longue démarche. IL faut quasiment 20 ans pour forger un vignoble, la même chose pour une cave, avoir le matériel adéquat. Un argent plus abondant n'aurait pas tout fait, car il faut du temps. Les limites sont là. Celles des plantations par exemple, difficile de faire plus de 5 ha par an, et de "suivre". se posent ensuite la question des financements a "éponger". etc, le personnel, l'oenologue.

Il en est de même pour la France. Imagine t'on résorber un endettement public de 2000 milliards en 5 ans ? l'IR rapporte 80 milliards par an, et couvre bien d'autres dépenses. La TVA 200 milliards. Combien faudra t'il de temps pour résorber 50 ans d'école défaillante ?

Pourtant c'est notre dernière chance de faire un effort, important, comme en 1958. Sans doute M. Macron n'est pas le GENERAL DE GAULLE, mais il convient de s'atteler. Oui, il faut bien sauver le soldat MACRON, sinon le pire est à venir, avec le cortège des extrêmistes de tous poils.

Ce sera très difficile, mais pas impossible,  car en 1958, et j'allais dire comme en 1914, La Nation marchait d'un seul pas, dans la même direction. Désormais, les individualités et les refus de l'effort ont pris une part importante, trop importante dans les vies. Mais Petain disait déjà : "l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit d'effort". Hier, je lisais dans le journal qu'en Normandie, des patients ne trouvent plus de médecins, car ceux ci veulent une vie de famille, prendre des vacances, ne pas dépasser 40 heures, ne pas se déplacer.  Et Je me souviens de ce vieux médecin, couvrant tout un canton, toujours impeccable et disponible, qui etait seul sur tout un canton, qui visitait ses patients à l'hopital lointain, et pourtant quelle vigueur  !! de tels hommes existent ils encore ? that s the question. Mais en 3 ans, de 1958 à 1961? a part le problème algérien, la France était redevenue la France. et il fallut 2 ans à Jeanne pour faire sacrer le Roy. Soyons optimistes, sans illusions.

Je sais bien que le travail n'est plus une valeur, ou de moins en moins. Mais ne serait il pas temps d'ouvrir les yeux ?Qu'enfin l'instinct de survie, et la Raison, reviennent. C'est la meilleure façon de dépasser ce défi, de moins souffrir.






lundi 1 mai 2017

1° MAI FETE DU TRAVAIL

Les èvènements n'ont pas manqué, depuis le 25 mars, fête de l'Annonciation aurait on dit jadis, à ce jour, premier du mois de la Vierge, pour continuer sur le même ton.

D'abord une semaine de lit, avec une forte fièvre, aussi rapide que longue, et forte. Puis, parce que les engagements étaient là, départ pour Mattes par la route le samedi 1° avril. Beaucoup de monde sur les routes. Jusqu'aux monts d'auvergne, le printemps marque la campagne, avec les arbres en fleurs. Ensuite, l'hiver est encore là, arbres sans feuille, neige sur quelques uns des Puys. La température est basse, même dans le Sud. Environ 16°C en arrivant à Port la Nouvelle, après un détour par Mattes pour débarasser toutes les couvertures, et autres choses pour les gîtes. Une montagne.

La semaine ne sera pas intense, mais en aurais je eu la force ? congrès des vignerons indépendants a Narbonne, sans grand intérêt pratique !! ce qui m'étonne, c'est que beaucoup de ceps n'ont pas encore de feuilles, a l'inverse de mon plant parisien de cabernet qui est magnifique à l'abri de son mur. Toutes ces parcelles semblent dormir encore, et la région fait largement en déclin, peu prospère, pauvre, comme abandonnée, et c'est sans doute l'explication du vote Melenchon Le Pen, qui interviendra dans moins de 4 semaines.

Les gîtes ont leur cure de rajeunissement, ce qui semble bien nécessaire, mais les couleurs sont plaisantes, et accueillantes. Je me fais la remarque que le poisson - dans les restaurants - le plus dégueulasse de France est dans 3 villes côtieres : Port la Nouvelle, Sète, et Hyères; Tout ceci est bien inquiétant. Et non moins paradoxalement, pendant ce séjour, je mangeais le meilleur rognon des 20 dernières années à Leucate !! que se passe t'il ? Leucate serait  t'il devenu le coeur du Charolais ?

Remontant le vendredi 7 avril sur Paris, par la route inverse, le temps est beau, et j'avoue avoir fait quelques excès de vitesse apres Clermont. Vers Lodève, vu les premières pulvérisations dans les vignes a demi endormies.

Lamotte Beuvron, la ville des demoiselles Tatin, auxquelles je voue un certain culte. Depuis des années, j'aime passer dans cette ville retirée, tranquille, proprette, ou existent plusieurs traiteurs de bon aloi et quelques pâtissiers.

Je fis provision à des prix défiants toute concurrence de plusieurs choses, dont paradoxalement aussi, de la salade d'émincé de tourteau, qui valait celle des blancs becs parisiens. La tarte Tatin valait presque le déplacement, en tout cas le passage.

Avril a Paris en 2017 restera marqué par le froid, jamais le chauffage ne fonctionna autant. Tout est il détraqué ? sans doute, car les vignobles de France, ont été largement gelés les 20 et 21 avril. A Mattes, ce sont les vignes précoces, et les parcelles en combe qui ont été frappées, environ 4 Ha, soit une perte de 200 hl. C'est beaucoup.

La TV, et les journaux, obsédés à l'excès par les élections, ne parleront de cela que petit à petit. On découvre l'Alsace, la Champagne, la Bourgogne, le Val de Loire, le Languedoc. J'apprendrais directement le Lubéron, le Bordelais !! Que se passe t'il ?

le 23, la st georges, les élections, et la foule dans ce bureau du 6° arrondissement placé sous le patronage d'André Malraux, dont on a oublié les discours électoraux "il est plus facile d'accorder les électeurs sur la volonté d'aller au ciel que de leur donner les moyens d'y aller" " et d'autres propos savoureux mais réalistes, ceci en 1965. Deja l'extrême droite, sous le visage de TIXIER VIGNANCOUR, le zélote de Petain, et dont le directeur de campagne était le père LE PEN, réapparaissait, au point de soutenir au 2° tour, contre le Général de Gaulle, M. Mitterand....

Je ne suis pas d'accord sur l'analyse faite généralement sur les Elections, que la Gauche et la Droite seraient mortes, que ce serait la fin du bipartisan. Les électeurs socialistes de jadis, la gauche pour simplifier, a voté massivement Melenchon, plutot que Hamon, pâle figure. Mais la somme de leurs voix, 25 % représente la base de la gauche (Hollande en 2012 fit 27%). Fillon a certainement souffert de ses Pénélopes, et d'un programme assez amer. Il fut inaudible. Une partie de ses voix et celles du centre ont sans doute viré sur Dupont Aignan, pour les archéos, et sur Macron. Le Pen a râtissé large, avec son programme de rouge à bleu. Mais les contradictions demeurent, et on ne fonde pas le futur d'une nation comme la nôtre sur l'obsession des immigrés, de l'islam, et en fermant les frontières. Ah Victor Hugo, ou es tu ?


poème que j'appris à l'école par coeur sans doute en 8°, que j'ai su pendant des années, et maintenant au programme du bac ! que les choses sont en retard.

La semaine fut encore plus agitée, comptabilité d'un côté, élections d'un autre. Seule une centenaire de 101 vue à la TV me frappa, encore plus s'il s'agit d'une ex auvergnate, encore gaulliste. Elle devrait prendre DA entre quatre yeux.

Oui, les esprits sont démontés, et j'apprends par exemple d'une femme apparemment intelligente des choses insensées, et fausses, que la France serait en libéralisme (au sens économique) depuis 1958 !! 

"Père, pardonnez leur car ils ne savent pas ce qu'ils font ". Tiens j'ai oublié la MSA et le coiffeur de Hollande pour la période, n'y pensons plus pour l'instant.