lundi 26 septembre 2016

PREMIERS ECHOS DES VENDANGES 2016 26 SEPTEMBRE 2016

Non, les vendanges ne sont pas finies, peut être le seront elles en fin de semaine, comme l'année derniere. Elles ont pourtant commencé plus tard, les blancs vendangés à partir du 7 septembre. Cette année, caprice des obligations, je n'ai pas pu y assister pour la première fois depuis 9 ans. Mais y aider aurait été sans doute déprimant, vu le résultat premier, le volume.

Oui, il a fait sec et longtemps, pas de pluie significative depuis le printemps. Pourtant, encore hier, la vigne est verte, surtout dans les sols riches et profonds, bien labourés. Même dans le Gard, qui est habituellement le département souffrant le plus de la sécheresse estivale.

Le Grenache a souffert de la coulure printanière. La syrah n'a pas grossi. Que seront les cabernets, mourvèdre, toujours maigre, et carignan ? Patience.

Hier, j'ai dégusté les jus blancs. Ils sont bons, et les rendements n'ont pas formidablement varié, confirmant la valeur de la première variable, le sol.

Pour les rouges, c'est tôt, mais c'est dans la ligne de l'année dernière quant aux profils gustatifs. Peut etre plus de complexité.

Mais le premier objectif etait de déguster des barriques, de décider des assemblages à mettre ou non en bouteilles. C'est fait, BF 2014, Apollon 2013 seront au RV.



DIMANCHE MATIN.

Hélas, en ce jour, le marin est froid et lourd, rendant les corbieres semblables à l'Ecosse
Variation des paysages et de la lumière.

samedi 27 août 2016

DES CORBIERES, Gastronomie, suite

Il y a plus de 30 ans, une éternité à notre époque, un restaurant aujourd'hui fermé  de Sigean avait comme spécialité le sanglier, en civet, et la salle était pleine !! sans que vraiment la gastronomie soit là. Je me demandais où ils prenaient de quoi nourrir tant de monde.

Aujourd'hui, les sangliers pullulent, et pas que dans les Corbières. Cote d'Or, Var, Cap Negre, mais oui, celui de Carla et Nicolas, débordent de ces cochons là, et il en est de même dans nos campagnes. J'en ignore la raison !! sans doute l'émigration d'une région à l'autre, et le côté prolifique de l'animal. Bref, ils abondent, et même font des dégâts, m'ayant mangé en une nuit une récolte de muscat !

Toujours est il que maintenant le sanglier est le gibier le plus commun des Corbières, nous renvoyant à notre passé d'Astérix gaulois.

Le 13 aout fut le premier jour de chasse. Pour les âmes sensibles, 5 furent tués. Un par chasseur, si j'ai bien compté. J'héritais d'un cuissot, que Dieu sait pourquoi, je fis mariner dans un mélange délicieux de restes de vins odorants, Chevreuse, Apollon, etc.

Comptez deux heures de cuisson, mais sans doute moins aurait été suffisant, car le sanglier, à ma surprise, rétrécit à la cuisson, comme une vulgaire bête d'élevage survitaminée et dopée ! et curieusement, n'a pas un goût vraiment sauvage, ni corsé, de bête sauvage. On dirait plutot un jambon breton !! peut être la température de 180°C (chaleur tournante) est elle un peu forte, car la graisse a dû fondre.

Un amateur de mes amis me dit qu'il le préfère juste rôti, sans sauce. Celle ci est pourtant diablement bonne !  il la réserve à du civet.




On le voit, le rétrécissement est net !

Mais dans cette terre ingrate, ô chose paradoxale, on trouve d'excellents légumes, pas encore des fruits, de la meilleure qualité qui soit, quand le jardinier s'en donne la peine, et les tomates y ont le gout de tomates, les aubergines, etc, sans compter des oignons qu'on ne trouve qu'ici.
et naturellement, en cherchant, on peut trouver d'excellent pâtissier 

vendredi 19 août 2016

DU SEJOUR DANS LES CORBIERES

Il a commencé le 8 aout, et se finira bientot (écrit le 19 aout). Qu'en retenir ? Plusieurs choses, sur des plans différents. D'abord, pas de pluie, à la différence des années précédentes, et même pour le 15 aout. Ce matin, le ciel est lumineux, calme, juste la toile du vent. A 7H30, la température est de 18°C et l'humidité se condense.
A Port la Nouvelle, où j'ai fait une escapade matinale, hélas le poisson n'est pas arrivé, pas encore arrivé. Revenir bredouille, en notant qu'on peut stationner à l'aise, très à l'aise, même sur le port. Pris un café et un croissant (certes industriel) pour le prix "espagnol" de 1.30 € le tout. Alors qu'a Paris, un café seul se paie 2.50 et le croissant au moins 1.50 sinon 2.
Je regarde les boutiques en face, le vin notamment, des prix incroyables, le litre à 1 € en vrac, la bouteille à moins de 2.50 €. Et tout le monde semble encore au lit !
Les vignes, je les ai vues hier, et j'en ai vu d'autres, notamment vers la Palme et Fitou. On voit de tout, de tres belles, rares,  jusqu'aux plus qu'en triste état, voire incroyables. Au delà de l'eau et du travail, j'y vois surtout le signe que dans quelques années, beaucoup de parcelles seront abandonnées ou vendues, donc que la vigne n'est pas attractive ou rentable ici, si l'on exclut que des vignerons seraient fainéants.
Pourtant, un certain nombre de coopératives, et parmi les plus grosses, importent (et revendent au double) des vins espagnols. Un négociant me dit qu'un de ses confreres "traite" 25 camions par semaine d'espagne, soit, excusez du peu, 7500 hl par semaine (soit environ donc 300.000 € de profit par semaine). Je lui demande pourquoi les vins espagnols sont si peu chers, qu'avec des prix pareils, et même à 150 hl de rendement par hectare, je mangerai ma culotte et vite !! Il m'explique que le vignoble espagnol est récent, que les coopératives ont été créees la bas il y a moins de 30 ans, avec des subventions de la CEE, et que surtout, elles ont été pensées sur un mode industriel, pas la coop de village d'ici ou de papa. En outre, un ouvrier espagnol est à 750 € par mois, et sans doute nos charges (les non productives, type cotisations non salarié, ou CSG etc) n'existent pas là bas. Ces charges indues représentent pour Mattes au moins 60.000 €, voire plus certainement 100.000 €/an, donc 20% du chiffres d'affaires, et un coût de 30 € par hl, c'est considérable !! mais ca ne rendrait pas vendable ou rentable les vins de Mattes à 40 € l'hl. Il faudrait tripler nos rendements !!! Notre géologie et nos ressources ne s'y pretent pas, ceci en réponse à M. LE FOLL, qui prêche pour de tels vins !! eh oui, les faits sont têtus. Même la plaine de Narbonne, qui est capable sous conditions de produire 250 hl par ha, ne le fait pas, ne le fait plus. Autant doivent se dire les possibles investisseurs le faire en Espagne ! ou au Chili.
J'ai aussi le sentiment depuis 25 ans que je tiens le caveau, au moins qq semaines par an, que la France, les citoyens français s'appauvrissent ou font attention. Jadis il était courant, ou banal, de voir des gens repartir avec 100 bouteilles (le record étant un anglais avec 400 bouteilles). Aujourd'hui, la séparation est nette entre les clients à 30 bouteilles, et ceux à disons 3 bouteilles. La clientèle n'est plus locale. Certes la concurrence s'est intensifiée, mais on sent que l'achat au domaine est devenu fermé aux gens disons moins qu'aisés. Inversement, certains ne comptent plus, ne comptent pas. 
Est ce vrai partout, dans toutes les activités ? J'ai été frappé en fréquentant quelquefois les restaurants de la région, que le niveau gastronomique s'est bien élevé en 30 ans, et qu'on peut trouver aux alentours des restaurants d'un bon voire tres bon niveau. Tant mieux. Et qu'ils sont parfois complets le soir !! tant mieux aussi. Mais les prix n'ont rien à voir avec ceux de Paris, ou de la Cote d'Azur, devenue franchement chère et médiocre, sauf cas exceptionnel. A Peyriac de Mer, pour 70 € à deux, j'ai fait un excellent dîner, en plus rapide, avec des couteaux (le coquillage, chose qu'on ne trouve plus) , des seiches, dessert, et un tres bon vin de la région. Idem sur Leucate, ou l'offre est diversifiée.  
Les touristes devraient donc se précipiter ici. Certains le font, pas plus qu'il y a 20 ans me semble t'il. Pourtant la plage est accessible, et vaste. Mais globalement, je ne vois pas cette région se développer largement, comme on pourrait le souhaiter. Les infrastructures sont souvent limites, sauf sur la cote.
Que faut il pour te réveiller, Belle Aude ?

jeudi 11 août 2016

LE RISOTTO du VIGNERON (de MATTES)

Apres une journée fertile en évènements de toute sorte, bien occupée, le hasard fit que je tournais le film suivant, digne des Tati et Charlot de la meilleure époque,

https://www.youtube.com/watch?v=rerJdfUIOUI

Il était hélas 20 H 30 quand j'en finis le montage, et me précipitais en cuisine !!! pas grand chose d'appétissant à se mettre sous la dent !! qu'importe, l'imagination y pourvut, et plutot bien.

A vrai dire, depuis plusieurs jours, j'avais envie d'un risotto, mais rien de bien pour faire le bouillon, type asperges, champignons, ou fruits de mer, bref j'improvisais une cuisine qui n'était pas du tout du terroir, et fut néanmoins excellente.

Donc du riz carnaroli, un verre par personne.
Dimanche, j'avais fait une gigantesque sauce tomate (merci francis !), avec simplement la variante fenouil sauvage, et je l'avais passée.
Bref, une poele, de l'huile d'olive, des oignons (cebe de lézignan je crois), faire revenir, mettre le riz,
tourner, ajouter un verrre de muscat de mattes !
feu assez soutenu, pendant 18 mn, pour que le risotto ait la bonne cuisson. Remuer quasiment sans arrêt. Remplacer le bouillon habituel par de la sauce tomate précédente diluée. Au bout de 18 mn, éteindre, ajouter une cuillérée de crème, du parmesan rapé, laisser reposer 5 mn. C'est divin, et digne d'un 2 étoiles !!
Ce serait encore meilleur avec qq moules je pense, même salées. J'avais ajouté qq olives en morceaux.

Par contre, ne pas boire avec du rosé, plutot un vin blanc je pense voire un rouge leger.
Et le reste du gigot de Mme Francine de dimanche dernier (on est mercredi soir) était superbe, avec un peu de curry. Bref !!


mardi 26 juillet 2016

23 JUILLET 2015.

Bref saut a Mattes où règne comme partout une chaleur assez forte, dès le matin, et tard le soir. La vieille maison, pourvu qu'on la laisse ferméé entre 9 H et 21 h, garde le frais reposant. Le but principal est d'accueillir un importateur japonais, jamais rencontré, même si nous travaillons depuis 20 ans avec lui.

Ceci a été l'occasion de goûter des vins anciens, type MILLENIUM 2000, ou CLOS REDON 2005, ou SABRAN 2004, bref au hasard, dans les mêmes conditions d'endroit et de température que les vins plus récents, type CHEVREUSE 2013, CLOS REDON 2015, ou même SABRAN 2015 à venir.

Deux satisfactions : les vins vieux ont bien tenus, et se sont bonifiés. Curieusement, parfois. La SABRAN 2004 a des notes empyreumatiques, alors qu'elle n'a pas connu le bois ! d'ou vient ce raisiné ?

Enfin, sans nul doute, les vins récents sont meilleurs que ceux d'il y a dix ou quinze ans, le chevreuse 2013 contre le millénium, les clos redon entre eux, le 2015, me paraissant être largement supérieur.
La Sabran est plus sujette à des variations, et le goût ou le profil ne sont pas toujours les mêmes. De tous, c'est l'APOLLON 2011, une pure syrah en barrique qui domine, et meme contre le Millenium.

Troisième, peut être marketing ou d'amour propre, à des yeux "ouverts", sans préjugés, les vins en barriques sont incontestablement sans comparaison avec les vins non en barriques, sauf peut être le cabernet sauvignon.

Bref, nous avons oeuvré dans la bonne direction , mais il faut encore mieux et plus grand. Travailler sur les assemblages, l'élevage en cave, le raffinement, la touche qui fait que tel vin est inoubliable.







et ce qui ne gâche rien, et rend le boulot moins ingrat, est que PORTEL a depuis un patissier d'excellence, avec des choses qui valent bien HERME ou DALLOYAU sans en voisiner les prix. Bref, la région se développe, et veut aller du col. Continuons le combat.

samedi 9 juillet 2016

4 juillet 2016 - RETOUR à MATTES

Le dimanche 3, la France n'avait pas encore commencé sa transhumance. Marseille était désert, la Camargue aussi, c'est donc assez tôt que nous arrivâmes à Mattes.

Qu'est ce qui fut frappant ? tout l'arc méditerranéen, sans doute de Nice à Perpignan, est sec, très sec, et cela rappelle 1989. La chaleur est là, avec 35° à Montpellier, sous le vent dit du Nord, et 32°C, à Mattes.

Les vignes sont certes belles, mais l'année dernière, il pleuvait fréquemment, et la température dépassait rarement 25°C. Pour une fois, la chaleur est plus forte que sur la Cote d'Azur.

Tout est calme, sans luxe, et avec seulement la volupté des yeux. Le palmier bleu planté en 1996 commence à grandir, même si ses frères jumeaux sont bien courts. Mon cèdre, dopé par l'or brun, a entamé sa montée. Certaines plantes ramenées de Hyeres se sont enfin acclimatées, par exemple les lantanas, pourquoi pas bientôt un bougainvillée ?

Mais surtout le toit est fini. C'est une des pièces les plus importantes de ce puzzle de rénovation entamée il y a trente ans. C'est un peu plus de 400.000 € (non actualisé) dépensé au fil des ans, pour redonner aux batiments leur apparence et la beauté de la Pierre, mais aussi leur fonction. Il reste encore a faire, notamment un toit, l'ancienne écurie, les gites à améliorer, un nouvel hangar, mais "le fait n'est plus à faire", suivant une expression oubliée.

J'ai aussi vu - meme s'il reste à faire - que les gîtes prenaient tournure. Que de changements depuis 1996, quand je fus autorisé à les voir pour la première fois. IL fallait bien que le mal fut grand et profond pour qu'on me mit le nez dedans.

Deux raisons à ce voyage : des acheteurs chinois font une tournée, et la Chine est ce que la Californie en 1850, à l'échelle 1000. Bref, il faut y etre.





Il fait chaud, tres chaud en sortant de Lastours, 35°C. Ce dont j'ai pris conscience, à l'unisson de Madame, c'est que les Corbières avaient fait d'énormes progres, autant que Mattes, au moins ceux là, et donc que la retraite s'éloignait, comme un mirage dans le désert.

 L'apres midi, visite des gîtes et divers achats.
Mardi matin, deuxième raison d'être là. La récolte 2015, la regouter cépage par cépage, cuve par cuve, et voir ce que l'on peut faire : quels assemblages, quels volumes.

La chaleur des vins ne facilite pas le travail. Mais je juge le lot de cabernets magnifique. Après, plusieurs assemblages me semblent intéressants, sans être exceptionnels. Il faudra regouter le lendemain, et sans doute bientot, avant d'embouteiller.

Mon principal combat cette semaine fut d'obtenir tel Don Quichote contre les moulins à vent qu'un groupe important fasse un virement !!! L'administration est parfois plus simple. Parfois, pas toujours.
Mais j'y suis enfin arrivé.

Ouf, retour dans la maison du Sud, embouteillages géants à Marseille et Toulon, par 35°C. Enfin, le chat s'arrête de gémir, les cigales chantent.


mardi 28 juin 2016

DU BREXIT et de l'AVENIR

Depuis que je suis dans le Sud, et sous le soleil, la bonne humeur est revenue. Ai je eu de bonnes nouvelles depuis ces 15 jours ? pas vraiment, en cherchant bien. Mes poches sont encore vides, ah si j'ai bu un excellent blanc 2002, de M. Gavoty, un vermentino ! Il faudra en replanter à Mattes ! son frère sarde n'était pas si concentré, ni si beurré. Bien sûr, retrouvé la pâtisserie du Sud, mais je tiens un blog "vins" et pas "gâteaux" quoique.......

Oui, le grand évènement, le Brexit, dimanche, presque en direct. A minuit, je m'etais couché avec les chiffres donnant gagnant le In. A 4 H, un peu nerveux, je me suis réveillé, et cherchant des chiffres, que le Figaro semblait ne pas publier - tout le monde devait dormir - j'allais sur la source en direct, BBC TV.

C'est là que j'ai vu d'abord un légère avance du Brexit, de l'ordre de 250.000 voix sur 20.000.000. Puis au fil du dépouillement, l'évolution. A 6 H, tout était plié, un million de voix d'avance, et donc la sortie.

Personnellement, je suis incapable de voir les conséquences pour Mattes d'une telle décision, à l'heure où je demarche intensivement le marché britannique. J'observe néanmoins une chose : le marché européen des vins n'existe pas, chaque pays ayant gardé ses taxes antérieures qui font que les vins circulent mal, comme si les frontières - et les taxes - existaient toujours. Voila Pernod Ricard a popularisé les whisky écossais en France, en en faisant le premièr marché mondial.

De plus haut, sur un plan politique, et fondamental, la Grande Bretagne n'a eu de cesse depuis 1958 de créer un grand marché en Europe, d'abord avec son AELE, qui n'a pas marché, et alors en essayant de joindre la CEE, qui en était à ses premiers balbutiements, mais qui marchait effectivement. De Gaulle, qui avait une ambition plus élevée que l'Europe des marchands, lui refusa la porte. Un référendum médiocre en 1973 lui en donna les clés. Elle n'eut de cesse dès lors d'avancer son ambition, le grand marché. Cela se traduisit par un élargissement rapide et peut être nocif, passant en 30 ans, de 6 membres à 28. Et non par un approfondissement, à part l'Euro, qu'elle ignora d'ailleurs, gardant la livre comme monnaie. Bref, un pied dedans, un pied dehors, tout en essayant de rentrer par la fenêtre. 

Mais n'est ce pas Cameron qui réclama un référendum et obtint pour ce faire un compromis honteux - qu'il fallait refuser, tant sur le plan des principes que par clairvoyance - un dimanche de printemps qui le rendait triomphant et souriant ? 

Ce qui est frappant - et inquiétant - c'est que personne ne semble quoi devoir faire après ce scrutin, comme s'il avait été un rêve, et pas du tout préparé !!! Voila plus de 30 ans que le peuple britannique réclamait un référendum sur cette Europe, qui l'éloigne de son fonctionnement centenaire, par Westminter ! 

Mais face à l'évènement, on voit ces temps ci toutes sortes de réponse : le déni - ce sera au suivant d'actionner l'article 50, on fait un second référendum, les Communes ne voteront pas cela, , la patience - Bruxelles ne changera rien - et des choses étonnantes se faire jour, comme par exemple l'Ecosse vouloir rester dans la Communauté, et donc pour cela prendre son independance. Des deux, l'indépendance ou l'Europe, quel est le vrai objectif ?

Oui, oui, depuis lundi matin, on a tout entendu sur les possibles solutions. J'ai entendu peu de choses intelligentes, sauf une, de revenir aux principes fondateurs, c'est à dire l'Union. Mais il faut aussi que cette nécessité soit une volonté dépassant le passage libre des frontières, ou la circulation des capitaux. Ne parlons pas d'une politique "commune" envers les réfugiés, mais bien sûr d'une Europe de la Défense, de l'Economie, et pourquoi pas plus ? La confédération ne m'horrifie pas, si on y gagne en efficacité. Or, aujourd'hui, sur de nombreux plans,  l'Europe est inefficace, ou n'existe pas, et donc renforce le  sentiment hostile des populations, qui voit les inconvénients sans éclairer les avantages.

Cet évènement m'a aussi fait prendre conscience d'un fait inquiétant : plus les évènements vont vite et frappent - ce matin, un attentat sanglant à Istanbul - plus les dirigeants semblent incapables de réagir et d'agir. Cameron semblait incapable de la moindre action, l'opposition autant, etc. Or les évènements par leur vitesse semblent indiquer la nécessité d'une action ou réaction rapide qui n'intervient pas, et tout semble paralysé en attendant l'évènement suivant.. Bref, va t'on vers un monde ingouverné et sans direction choisie calmement ? Richelieu, réveilles toi, ils sont devenus fous.